L’évolution du Mathurin à travers les âges – Partie 1

Mon fils Mathurin venant d’avoir 18 ans il y a quelques jours, ça m’a donné l’idée de mettre en ligne une petite galerie d’images depuis sa naissance, avec commentaires éventuels.

Histoire de ne pas avoir de page trop volumineuse, j’ai divisé ça en trois parties :

Faire-part de naissance

Commençons par le commencement…

1998-03-0-2-Faire-part

J’avais écrit le texte quelques jours à l’avance, la date de l’accouchement étant prévue, et j’ai juste eu à ajouter les photos le jour J, ce qui fait que le faire-part a été posté immédiatement.

Le choix du prénom

Je ne voulais pas donner à mes enfants des prénoms fantaisistes, ou exotiques, étranger ou ressemblant à une marque de pile électrique… Mais même si pour moi les deux prénoms parfaits sont Pierre et Marie, ils sont trop communs et je voulais malgré tout que leurs prénoms aient une individualités marquée.

Comme j’étais en pleines recherches généalogiques, j’ai tout naturellement cherché dans la liste des ancêtres les prénoms qui nous plaisaient. Autant pour sa sœur, le choix a été immédiat et évident : Perrine, autant pour Mathurin cela n’a pas été aussi simple…

Il n’y avait pas vraiment de prénom qui nous plaisait, alors pour rire j’ai proposé celui que je trouvais le plus moche : Mathurin, et sa (future) mère s’est écriée horrifié que c’était trop moche, et toute la famille, tant de mon côté que de sa mère, en disait autant. Et les mois passaient et on ne trouvait pas de prénom qui nous convienne à tous les deux. Jusqu’à ce que le dernier mois, on repense à Mathurin, et on a réalisé que finalement c’était un prénom pas mal, et même pas mal du tout. Et toute la famille itou.

Bref, apparemment il s’est bien battu pour nous faire accepter qu’il voulait s’appeler comme ça.

Généalogie

Statistiquement on descend tous de Charlemagne ou autre capétien… Mais ce qui est amusant est de réussir à établir une réelle filiation, ce que j’ai fait. On remonte ainsi jusque vers les années 400, ce qui est sacrément un bel arbre avec une ramure imposante. C’est cette partie de mon arbre que j’appellerai la branche capétienne pour simplifier, car elle comporte de multiples sous embranchements.

Une autre branche nettement moins développée est la branche Cartron, à savoir remonter le patronyme en ligne directe, jusqu’au plus ancien rencontré. Là on va moins loin, 1600 environ, mais c’est cependant intéressant.

Ces deux articles (en cours de rédaction pour l’instant) sont en accès privé, car je me suis aperçu que tous mes travaux généalogiques étaient allègrement pillés par ma belle-sœur qui les publie sur son blog en s’en attribuant la paternité.

1998 – première année

Tout d’abord la photo incontournable, celle qu’on trouve dans tout bon album photo qui se respecte…

Cette photo et les suivantes ont été prises en juillet.

On peut voir qu’il avait sous l’œil une tache de naissance (angiome) qui a mis longtemps à disparaître. En fait il en avait plusieurs, mais c’est celui-ci qui est le plus visible sur les photos. Au mois d’août, il fait beau, alors on apprend à nager…

ou on traîne dans l’herbe.

À propos de camembert, il y a une anecdote qui mérite d’être rapportée. Un jour, à la fin d’un repas, je reçois un coup de téléphone, et une fois que j’aie eu raccroché j’ai vu Mathurin, la main droite sur l’oreille, en train de dire « Alleu, alleu ! ». On a trouvé ça très drôle et très mignon jusqu’au moment où on a constaté que pour se faire un téléphone, il s’était consciencieusement bourré l’oreille de camembert. Inutile de dire que le nettoyage fut épique !

Le langage Mathurin

Tous les enfants qui apprennent à parler déforment les mots. Ils savent pertinemment que ce qu’ils voient est un oiseau, ils disent oiseau, mais comme ils ne maîtrisent pas encore la langue et les lèvres, on entend plus quelque chose qui ressemble à zoziau. Il est absolument inutile, voire vexant pour eux, de les reprendre, puisqu’ils connaissent le bon mot et sont même convaincus de l’avoir bien prononcé.

Mathurin avait sa façon bien à lui de déformer les mots, et dont je suis convaincu qu’elle était plus ou moins délibérée. Tout d’abord il transformait toutes les sifflantes en dentales (oui je sais maintenant on dit fricative etc. mais ça m’embête). Exemple : un S est prononcé T. Saucisson devient tautiton.Il me semble qu’il y avait une autre consonne qui subissait une mutation mais je ne me souviens plus laquelle.

Ensuite, lorsqu’un mot comportait deux consonnes accolées, comme fleur ou classe, il mutait systématiquement la première consonne en c’h qui est un phonème breton ressemblant au ch allemand ou la jota espagnole, mais en plus doux. Donc il disait c’hleur et c’hlasse. Tout ça peut paraître anodin mais au bout du compte cela donnait souvent des phrases totalement incompréhensibles, au point qu’on devait demander à sa sœur de traduire. Car bien évidemment elle comprenait sans peine.

Enfin, il y avait deux mots spéciaux : il ne disait jamais oui mais to, et pour désigner une valeur numérique indéterminée (combien y  a-t-il de billes dans le sac) il disait ouatnif. Je n’ai jamais compris d’où il sortait ça…

Bien évidemment toutes les bonnes âmes bien intentionnées disaient qu’il fallait l’emmener voir un orthophoniste. La solution a été beaucoup plus simple. Le jour où il est allé à l’école et où il a réalisé que contrairement à sa sœur les petits copains ne comprenaient pas ce qu’il racontait, et que donc il ne pouvait pas jouer avec eux, en quelques jours il s’est mis à parler correctement.

Du coup le jeu était de dire des phrases comportant un maximum de S : ce saucisson sec est super sansass, par exemple, est un must dans la famille. Et ça les faisait beaucoup rire.

1999 – Un an

En ce qui concerne l’école, quelques explications sont nécessaires. Sa sœur, qui a deux ans de plus que lui, était scolarisée à l’école Steiner de Verrières-le-Buisson. Et sans entrer dans les détails de la pédagogie Steiner, il y a plusieurs points qui méritent d’être notés.

En maternelle (qui est appelée Jardin d’enfants et qui dure trois ans) il n’y a pas de séparation par tranche d’âge. Les plus grands sont avec les plus petits, et les activités pédagogiques sont conçues pour être pratiquées collectivement. Par exemple, lors d’une activité de dessin, les grands dessinent les formes et les petits colorient.

Puisque les âges sont mélangés, par défaut on ne sépare pas les fratries.

Le premier point a pour conséquence que les enfants restent trois ans dans la même salle de classe et avec le même enseignant.

Comme pour des raisons techniques, les transports scolaires ne pouvaient être assurés que le matin et le soir, le mercredi midi il fallait aller chercher les enfants à l’école. Et pas question de laisser Mathurin tout seul à la maison, donc pendant deux ans, tous les mercredis, il allait avec sa mère à l’école chercher sa sœur, et donc il savait parfaitement dans quelle salle il serait, et avec quelle maîtresse et avec quels copains.

De plus, chaque salle de classe est conçue comme un petit univers autonome, et même parfois située dans un bâtiment différent des autres. Non seulement l’entrée n’est pas commune aux autres classes, mais chaque classe a ses propres sanitaires, sa propre cuisine où les enfants mangent avec leur maîtresse les repas (bios) livrés par les cuisiniers, et où ils font ensuite la vaisselle tous ensemble, son coin dortoir pour la sieste, et sa cour de récréation privée. Laquelle cour est en réalité un espace engazonné, avec une cabane, toboggan etc. et des plates-bandes où ils aident la maîtresse à faire pousser des fleurs. Bref, un petit paradis !

Inutile de dire par conséquent qu’il avait très hâte de pouvoir à son tour aller à l’école jouer avec les copains au lieu de rester à la maison avec sa mère.

Pour finir les explications sur l’organisation de l’enseignement, à la fin du jardin d’enfants ils rentrent en première classe (dénomination des classes à l’allemande) où ils n’ont qu’un seul et unique enseignant (excepté pour certaines matières très spécifiques et techniques) et ils restent avec ce même enseignant, les mêmes camarades et dans la même salle de classe jusqu’à la fin de leur scolarité. Donc pas de problème de chute brutale de la moyenne dans une matière parce qu’on n’accroche pas avec le nouveau professeur. Mais un véritable déchirement lorsque les études se terminent, car ils auront passé une douzaine d’années ensemble.

2000 – 2 ans

Tout d’abord la carte de vœux que j’ai faite à partir de photos prises quelque temps avant. La prise de vue n’avait pas du tout été préparée, c’est juste en cherchant quelle photo utiliser que j’ai réalisé que plusieurs d’entre elles pouvait me permettre un mini roman-photo, j’ai juste modifié l’ordre de prise de vue et intercalé trois photos de mon chat de l’époque, Tommy. Et au final je me suis retrouvé avec un format A4 plié en deux, ce qui donne 4 pages que je met les unes sous les autres pour que ça reste lisible.

Et pour comprendre le contenu d’un phylactère, il faut savoir que Tommy avait perdu l’usage d’un œil suite à une baston mémorable avec les autres matous du quartier.

Pour finir, puisqu’on était en plein délire du nouveau millénaire (totalement à tort, d’ailleurs, puisqu’il a commencé le 1/1/2001) j’ai intitulé ça Les constructeurs de l’an 2000.

v2000p1

Page 1

v2000p2

Page 2

v2000p3

Page 3

v2000p4

Page 4

2001 – 3 ans

Décembre – L’arbre de Noël du Sénat

 

2002 – 4 ans

Mars

Mars

Le gâteau d'anniversaire

Le gâteau d’anniversaire

Décembre – L’arbre de Noël du Sénat

2003- 5 ans

Et les cadeaux

Les cadeaux d’anniversaire

La photo de classe à l’école Steiner. Il est juste sous le bras gauche de Martine, la maîtresse, et sa sœur se trouve sur la gauche de la photo, avec le pul gris et le cœur rouge.

Mathurin fait du sport en immersion

Mathurin fait du sport en immersion

Mai

Mai

Décembre, l'arbre de Noël du Sénat

Décembre, l’arbre de Noël du Sénat

 

Soirée costumée

Soirée costumée

2004 – 6 ans

Le nouvel an devant le sapin en sapin

Le nouvel an devant le sapin en sapin

Mathurin l'aviateur

Mathurin l’aviateur

La photo de classe de l’école Steiner, dans leur cour de récréation à eux. Mathurin est tout à gauche sur la photo. Sa sœur n’y est plus elle est déjà passée en première classe.

Et toujours les travaux

Et toujours les travaux – c’est duuuuur !

Avril

Avril

Juin

Juin

Juillet

Juillet

2004-07-26-b 2004-07-30

Décembre – L’arbre de Noël du Sénat

Aller à la page suivante

Bookmarquez le permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *